11° EXERCICE (page 49).
La fée (suite).
Parce que chacun aime ordinairement une personne qui lui est semblable, pour cela cette mère aimait ardemment sa plus vieille fille, et en ce même temps elle avait une haine effroyable contre la plus jeune. Elle l’obligeait à manger dans la cuisine et a travailler sans cesse. Entre autres choses cette malheureuse enfant devait deux fois dans tout jour aller puiser de l’eau dans un lieu très éloigné et apporter à la maison une pleine grande cruche.[5]
12° EXERCICE (page 50).
Noms et adjectifs de nombre.
J’ai cent pommes. — J’ai un cent de pommes. — Cette ville-ci a un million d’habitants. — J’ai acheté une douzaine de cuillères et deux douzaines de fourchettes. — Mille ans (ou un millier d’années) font un millénaire. — Premièrement je vous rends l’argent que vous m’avez prêté; deuxièmement je vous remercie pour le prêt; troisièmement je vous prie aussi de me prêter postérieurement (dans-la-suite) quand j’aurai besoin d’argent. — Pour tout jour je reçois cinq francs, mais pour le jour d’aujourd’hui j’ai reçu double paiement, cela est (c’est-à-dire) dix francs. – Quintuplement sept est (fait) trente-cinq. — Trois est moitié de six. — Huit est quatre cinquièmes de dix. — Quatre mètres de cette étoffe-ci coûtent neuf francs; c’est pourquoi deux mètres coûtent quatre francs et demi. — Un jour est un trois cent soixante-cinquième ou un trois cent soixante-sixième d’année. — Ces deux amis-ci se promènent toujours à deux. — À cinq ils se jetèrent sur moi, mais je vainquis tous les cinq attaquants (agresseurs). — J’ai acheté douze pommes pour nos quatre enfants, et à chacun des enfants j’ai donné sur-le-pied-de trois pommes. — Ce livre a soixante pages; c’est pourquoi (aussi), si je lirai en tout jour sur-le-pied-de (à raison de) 15 pages, je finirai le livre en quatre jours.
13° EXERCICE (page 51).
La fée (suite).
En un jour quand elle était (un jour qu’elle était) auprès de cette source, vint à elle une pauvre femme qui la pria qu’elle lui donnât à boire. „Très volontiers, ma bonne,“ dit la belle fille. Et aussitôt elle lava sa cruche et puisa de l’eau dans l’endroit le plus propre de la source et (en) apporta à la femme, en soutenant toujours la cruche, pour que la femme pût boire plus commodément. Quand la bonne femme eut calmé sa soif, elle dit à la fille: „Vous êtes si belle, si bonne et si honnête que je dois vous faire un cadeau“ (car c’était une fée qui avait pris sur soi la forme d’une pauvre femme de village, pour voir comment grande sera la courtoisie de cette jeune fille). „Je vous fais cadeau, continua la fée, qu’à chaque mot que vous direz, de votre bouche sortira ou une fleur ou une pierre précieuse.“
14° EXERCICE (page 52).
Pronoms personnels.
Je lis. — Tu écris (au lieu de „ci“ on emploie ordinairement „vi“). — Il est un garçon et elle est une fille. — Le couteau tranche (coupe) bien, car il est aigu (acéré). — Nous sommes (des) hommes. — Vous êtes (des) enfants. — Ils sont russes. — Où sont les garçons? — Ils sont dans le jardin. — Où sont les filles“! — Elles aussi sont dans le jardin. — Où sont les couteaux? — Ils sont couchés sur la table. — J’appelle le garçon et il vient. — J’appelle la fille et elle vient. — L’enfant pleure parce qu’il veut manger. — Les enfants pleurent parce qu’ils veulent manger. — Garçon, vous êtes non-courtois. — Monsieur, vous êtes non-courtois. — Messieurs, vous êtes non-courtois. — Mon chien, vous êtes très fidèle. — On dit que la vérité vainc (triomphe) toujours. — Dans l’hiver on chauffe les poêles. — Quand on est riche, on a beaucoup d’amis (ou: de nombreux amis).
15° EXERCICE (page 53).
La fée (suite).
Quand cette belle fille vint à la maison[6], sa mère l’injuria pourquoi (parce que) elle revenait si tard de la source. „Pardonnez-moi, mère, dit la malheureuse fille, que je suis restée si longtemps.“ Et quand elle dit ces mots, trois roses, trois perles et trois grands diamants sautèrent de sa bouche. „Que vois-je! dit sa mère avec un immense étonnement. Il me semble que de sa bouche sautent des perles et des diamants! De quoi cela vient-il, ma fille?“ (C’était la première fois qu’elle la nommait sa fille.) La malheureuse enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé et, pendant qu’elle parlait, il tomba de sa bouche une infinité de diamants. „S’il (en) est ainsi, dit la mère, je dois y envoyer (il faut que j’y envoie) ma fille. Marie[7], regardez ce qui sort de la bouche de votre sœur, quand elle parle. Est-ce qu’il ne vous serait pas agréable d’avoir la même capacité? Vous devez seulement aller à la fontaine puiser de l’eau; et quand une pauvre femme priera (demandera) de vous a boire, vous lui donnerez cela (vous lui en donnerez) gentiment.“
16° EXERCICE (page 55).
Pronoms personnels et possessifs.
Il m’aime, mais je ne l’aime pas. — Je voulus le battre, mais il se sauva de moi. — Dites-moi votre nom. — Ne m’écrivez pas de si (tellement) longues lettres. — Venez à moi (chez moi) aujourd’hui au-soir (ce soir). — Je vous raconterai une histoire. — Est-ce que vous me direz la vérité? — La maison lui appartient. — Il est (c’est) mon oncle, car mon père est son frère. — Monsieur Pierre et son épouse (sa femme) aiment bien (ou fort) mes enfants; moi aussi j’aime bien les leurs. — Montrez-leur votre nouvel habit. — J’aime moi-même (je m’aime), vous aimez vous-même (vous vous aimez), il aime soi-même (il s’aime), et tout homme aime soi-même (s’aime). — Mon frère a dit à Étienne qu’il l’aime plus que soi-même. — J’ai soin touchant elle (j’ai soin d’elle) ainsi comme j’ai soin de moi-même (comme j’ai soin de moi-même); mais elle-même n’a pas du tout soin touchant soi et ne garde pas du tout soi (elle n’a pas du tout soin d’elle-même et ne se garde pas du tout). — Mes frères ont eu des hôtes aujourd’hui; après le souper (le repas du soir) nos frères sont sortis avec les hôtes de leur maison (à eux nos frères) elles ont accompagnés jusqu’à leur maison (à eux les hôtes). — J’ai déjà mon chapeau; maintenant, vous, cherchez le vôtre. — J’ai lavé moi (je me suis lavé) dans ma chambre, et elle a lavé soi (elle s’est lavée) dans sa chambre. — L’enfant cherchait sa poupée;j’ai montré à l’enfant où est couchée sa poupée. — On n’oublie pas facilement son premier amour.
17° EXERCICE (page 56).
La fée (suite).
„Il serait très beau, répondit la fille d’une manière discourtoise, que j’allasse à la source (fontaine)!“ — „Je veux que vous y alliez, dit la mère, et allez (y) de suite!“. — La fille (y) alla, mais en grommelant toujours. Elle prit le plus beau vase d’argent qui était dans le logis. À peine était-elle venue (arrivée) à la fontaine (qu’) elle vit une dame très richement vêtue qui sortit de la forêt et pria (demanda) d’elle à boire (c’était cette même fée qui avait pris sur soi la forme et les vêtements d’une princesse pour voir comment grande sera la méchanceté de cette fille). „Est-ce que je suis venue ici, lui dit l’incivile et orgueilleuse fille, pour vous donner à boire? Certainement (ou assurément), j’ai apporté un vase d’argent spécialement pour donner à boire à cette dame (à madame)! Mon opinion est: prenez vous-même de l’eau, si vous voulez boire.“ — „Vous n’êtes pas du tout civile, dit la fée sans colère. Bon, puisque vous êtes ainsi serviable, je vous fais cadeau, qu’à chaque mot que vous direz, (il) sortira de votre bouche ou un serpent ou une grenouille“.
[5]
Ceux que l’n accusatif étonnerait dans
[7]
nj donne au prénom un caractère diminutif et caressant souvent intraduisible en français: Mario, Marie; Manjo, petite Marie, chère petite Mario.