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24° EXERCICE (page 64).

L’accusatif de direction.

Où êtes-vous? — Je suis dans le jardin. — Où allez-vous? — Je vais dans le jardin. — L’oiseau vole dans la chambre (= il est dans la chambre et y vole). — L’oiseau voie dans la chambre (= il est en dehors de la chambre et maintenant il s’y rend en volant). — Je voyage en Espagne (j’y suis). — Je voyage en Espagne (j’y vais). — Je suis assis sur une chaise et tiens les pieds sur un petit banc. — J’ai mis la main sur la table. — De sous le canapé la souris a couru sous le lit (elle y est allée), et maintenant elle court sous le lit (elle y exécute une course). — Au-dessus de la terre se trouve l’air. — Au lieu de café il me donna du thé, mais sans crème. — Je me tiens en dehors de la maison, et lui est à l’intérieur. — Dans le salon était (il n’y avait) personne hormis lui et sa fiancée. — L’hirondelle vola au delà de la rivière, parce que au delà de la rivière se trouvaient d’autres hirondelles. — Je reste ici selon l’ordre de mon chef. — Quand il était chez moi, il se tenait une heure entière (toute une heure) auprès de la fenêtre. — Il dit que je suis attentif. — Il prie (demande) que je sois attentif. — Quoique vous êtes[13] (soyez) riche, je doute si vous êtes heureux (que vous soyez heureux). — Si vous sauriez (saviez) qui il est, vous l’estimeriez davantage. — S’il est déjà venu,priez (le) qu’il vienne vers moi. — Ho, Dieu! que faites-vous? — Ha! comme (c’est) beau! — Loin d’ici, hors d’ici! — Fi! comme (c’est) abominable! — Eh bien! allez plus vite.

25° EXERCICE (page 56).

L’article. — Les mots composés.

L’article „la“ est employé alors, quand nous parlons de personnes ou d’objets connus. Son emploi est tel même comme (que) dans les autres langues. Les personnes qui ne comprennent pas l’emploi de l’article (par exemple des Russes ou des Polonais qui ne savent pas une autre langue hormis la leur propre) peuvent dans le premier temps ne pas employer l’article du tout, car il est commode mais pas nécessaire. Au lieu de „la“ on peut aussi dire „l“ (mais seulement après une préposition qui finit par une voyelle). — Des mots composés sont créés (on crée des mots composés) par une simple liaison de mots; on prend ordinairement les racines pures, mais, si l’euphonie ou la clarté l’exigent, on peut aussi prendre le mot entier (tout le mot), c’est-à-dire la racine conjointement avec sa terminaison grammaticale. Exemples: bureau (= table sur laquelle on écrit); internationale (= qui est [existe] entre diverses nations); universelle (= du monde entier); d’un jour (= qui dure un jour); du premier jour (= qui est dans le premier jour); bateau à vapeur (= bateau qui se ment par vapeur); déjeuner, dîner, souper; paiement d’abonnement (= paiement pour l’abonnement).

26° EXERCICE (page 61).

Les prépositions et l’accusatif.

Toutes les prépositions par soi-même exigent toujours seulement (n’exigent toujours que) le nominatif. Si jamais après une préposition nous employons l’accusatif, l’accusatif dépend la non pas de la préposition, mais d’autres causes. Par exemple: pour exprimer direction, nous ajoutons au mot la finale „n“; conséquemment: tie, là (= en ce lieu), tien, là (= vers ce lieu); ainsi mêmement nous disons aussi: „les oiseaux ont volé dans le jardin (ĝardenon), sur la table (tablon)“, et les mots „jardin“, „table“ se tiennent ici en accusatif, non pas parce que les prépositions „en“ et „sur“ exigent ceci, mais seulement parce que nous voulions exprimer direction, c’est-à-dire montrer que l’oiseau ne se trouvait pas auparavant dans le jardin ou sur la table et y volait, mais que d’un autre endroit il a volé vers le jardin, vers la table (nous voulons montrer que le jardin ou la table n’étaient pas le lieu du vol, mais seulement le but du vol); dans de telles occasions nous emploierions tout à fait également la terminaison „n“, soit que quelque préposition se tint (y fût) ou non. — Demain j’irai à Paris. — Je resterai à la maison aujourd’hui. — il est déjà temps d’aller à la maison. — Nous nous séparâmes et allâmes dans des côtés divers: moi j’allai a droite, et lui alla à gauche. — De côté (ou à côté), monsieur! — Je ne connais personne dans cette ville. — Je ne puis en aucune façon comprendre ce que vous dites. — J’ai rencontré ni lui, ni son frère (ou je n’ai pas rencontré lui, ni son frère).

27° EXERCICE (page 68).

La préposition je et l’accusatif.

Si nous avons besoin d’employer une préposition et (que) le sens ne nous montre pas quelle préposition employer, alors nous pouvons employer la préposition commune (générale) „je.“ Mais il est bon d’employer le mot „je“ le plus rarement possible. Au lieu du mot „je,“ nous pouvons aussi employer l’accusatif’ sans préposition. — Je ris de leur naïveté (ou je ris à cause de leur naïveté, ou je ris leur naïveté). — Je le vois chez vous pour la dernière fois (ou je le vois chez vous la dernière fois). — J’allai (voyageai) deux jours et une nuit. — Je soupire après mon bonheur perdu (ou: je soupire mon bonheur perdu). — De la dite règle suit que, si au sujet d’un verbe quelconque nous ne savons pas s’il exige après soi l’accusatif’ (c’est-à-dire s’il est actif) ou non, nous pouvons toujours employer l’accusatif. Par exemple, nous pouvons dire „obéir au père“ et „obéir le père“ (au lieu de „obei je la patro“). Mais nous n’employons pas l’accusatif’ alors, quand (alors que) la clarté du sens le défend; par exemple: nous pouvons dire „pardonner à l’ennemi“ et „pardonner l’ennemi,“ mais nous devons toujours dire „pardonner sa faute à l’ennemi.“

28° EXERCICE (page 59).

Mots simples.

Ia, quelque, quelconque; ial, pour une raison quelconque; iam, jamais, un jour; ie, quelque part; iel, d’une manière quelconque; ies, de quelqu’un (à quelqu’un); io, quelque chose; iom, quelque peu; iu, quelqu’un.

Nous conseillons de bien apprendre les neuf mots montrés (indiqués), car chacun peut déjà se faire (se constituer) d’eux une grande série d’autres pronoms et d’adverbes. Si nous leur ajoutons la lettre „k“, nous obtenons des mots interrogatifs ou relatifs: kia, quel; kial, pourquoi; kiam, quand; kie, où; kiel, comment, comme; kies, à qui, dont le, la, les; kio, quoi; kiom, combien; kiu, qui, lequel, laquelle. Si nous (y) ajoutons la lettre „t“, nous obtenons des mots démonstratifs: tia, tel; tial, c’est pourquoi; tiam, alors; tie, là; tiel, ainsi, comme; ties, à un tel; tio, cela; tiom, tant, autant; tiu, celui-là. En (y) ajoutant la lettre „ĉ“ nous obtenons des mots communs (généraux): ĉia, chaque; ĉial, pour chaque (toute) raison; ĉiam, toujours (en chaque temps); ĉie, partout (en chaque lieu); ĉiel, de chaque (toute) manière; ĉies, à chacun; ĉio, tout (chaque chose); ĉiom, le tout (chaque quantité); ĉiu, chacun, tout. En (y) ajoutant le préfixe „nen,“ nous obtenons des mots négatifs: nenia, nul, aucun; nenial, pour aucune raison; neniam, jamais (en aucun temps); nenie, nulle part (en aucun lieu); neniel, nullement (d’aucune manière); nenies, à personne (il aucune personne); nenio, rien (aucune chose); neniom, rien du tout (aucune quantité); neniu, personne. En ajoutant aux mots démonstratifs le mot „ĉi“ nous obtenons une indication plus rapprochée; par exemple: tiu, celui-là; tiu ĉi (ou ĉi tiu), celui-ci; tie, là-bas, là; tie ĉi (ou ĉi tie), ici. En ajoutant aux mots interrogatifs le mot „ajn,“ nous obtenons des mots indéfinis: kia ajn, quel qu’il soit; kial ajn, pour quelque cause que ce soit; kiam ajn, en quelque temps que ce soit; kie ajn, où que ce soit; kiel ajn, de quelque manière que ce soit; kies ajn, à qui que ce soit; kio ajn, quoi que ce soit; kiom ajn, en quelque quantité que ce soit; kiu ajn, qui que ce soit. En dehors de cela, des dits mots nous pouvons encore faire d’autres mots, par aide (à l’aide) de terminaisons grammaticales et d’autres mots (suffixes); par exemple: tiama, d’alors; ĉiama, de toujours; kioma, quel (pour le numéro d’ordre); tiea, de là; ĉi tiea, d’ici; tieulo, un homme de là (un habitant de ces lieux, un indigène); tiamulo, un homme d’alors (un contemporain); k.t.p. (= kaj tiel plu, et ainsi davantage, et ainsi de suite).

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[13]

La logique impose le mode indicatif, car c’est un fait certain: il est riche.