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Heu…

"Douterais-tu que je parte d'ici ?" Dumbledore suggéra astucieusement.

"Je vais juste et… heu… finir." dit à la hâte Harry, en se dépêchant de prendre sa longue-vue et ses chaussures sur le sol.

Il mit plus de dix minutes à retrouver tout ce dont il avait besoin. Enfin il parvint à extraire son manteau d'invisibilité de sous le lit, à rabattre le couvercle sur son flacon d'encre qui changeait de couleur, et à forcer son chaudron à rentrer dans sa malle. Puis, soulevant celle-ci dans une main et tenant la cage d'Hedwig dans l'autre, il tourna le dos à sa chambre.

Il fut déçu de découvrir que Dumbledore ne l'attendait pas dans l'entrée, qui a signifiait qu'il devait retourner dans Le séjour.

Personne ne parlait. Dumbledore ronflait tranquillement, apparemment tout à fait à son aise, mais l'atmosphère était à couper au couteau, et Harry n'osa pas regarder les Dursley pendant qu'il disait, "Professeur… maintenant, je suis prêt."

"Bon," dit Dumbledore. "Juste une dernière chose, puis…" Et il se tourna pour parler aux Dursley une dernière fois.

"Comme vous en serez informé, Harry arrive dans un an à l'âge de…"

"Non !" dit tante Pétunia, parlant pour la première fois depuis l'arrivée de Dumbledore.

"Désolé ?" demanda poliment Dumbledore.

"Non, pas un an ! Il a un mois de moins que Dudley, et Duddy n'aura dix-huit ans que dans deux ans."

"Ah !" répliqua Dumbledore joyeusement, "Mais dans le monde des sorciers, nous sommes majeurs dès l'âge de dix-sept ans."

L'Oncle Vernon murmura, " Absurde ! "mais Dumbledore l'ignora,

"Maintenant, comme vous le savez déjà, le sorcier que l'on appelle Lord Voldemort est de retour dans le pays. La communauté des sorciers est actuellement en état de guerre déclarée. Harry, que Lord Voldemort a déjà essayé de tuer en plusieurs occasions, est encore en plus grand danger aujourd'hui que le jour où je l'ai laissé sur le seuil de votre maison, il y a quinze ans, avec une lettre vous expliquant les circonstances du meurtre de ses parents et exprimant l'espoir que vous vous occuperiez de lui comme s'il était votre propre fils."

Dumbledore fit une pause, et bien que sa voix soit demeurée légère et calme, et qu'il ne laissa paraître aucun signe évident de colère, Harry sentit une sorte de froideur émaner de lui et nota que les Dursley se tenaient très légèrement plus proches les uns des autres.

"Vous n'avez pas fait ce que j'ai demandé. Vous n'avez jamais traité Harry comme un fils. Il n'a rien connu d'autre que la négligence et souvent la cruauté entre vos mains. Le meilleur que l'on puisse en dire est qu'il a au moins échappé aux dommages épouvantables que vous avez infligé au malheureux garçon assis entre vous."

La tante Pétunia et l'Oncle Vernon regardèrent instinctivement autour d'eux, comme s'ils pensaient voir quelqu'un autre que Dudley serré entre eux deux.

"Nous… maltraiter Duddy ? Qu'est-ce qui… ? " commença Vernon furieusement, mais Dumbledore leva son doigt pour obtenir le silence, un silence qui tomba comme s'il avait rendu l'Oncle Vernon sourd et muet.

" La magie que j'ai évoquée, il y a quinze ans était un moyen d'assurer à Harry une protection puissante tant qu'il pouvait encore appeler cette maison

"sa maison". Cependant, il a été malheureux ici, de manière fâcheuse, même maltraité, vous lui avez au moins permis, même à contrecœur, d'avoir une maison. Cette magie cessera de fonctionner dès que Harry aura dix-sept ans.

En d'autres termes, au moment où il deviendra un homme. Je vous demande seulement ceci : permettez à Harry de revenir ici, une fois de plus, dans cette maison, avant son dix-septième anniversaire, cela continuera à lui assurer une protection pendant ce temps."

Aucun des Dursley ne dit quoi que ce soit. Dudley fronçait les sourcils légèrement, comme s'il essayait toujours de comprendre quand il avait jamais été maltraité. Vernon semblait avoir quelque chose de coincé dans la gorge. Pétunia, cependant, était étrangement rouge.

"Bon, Harry... Il est temps pour nous d'y aller !" dit finalement Dumbledore, se levant et réajustant son long manteau noir. "À la prochaine!"

ajouta-t-il pour les Dursley, qui le regardaient comme si ce moment pouvait toujours attendre quant à eux, et après avoir ôté son chapeau, les salua.

"Au revoir !" fit rapidement Harry aux Dursley, et il suivit Dumbledore, qui s'arrêta près de la malle de Harry, sur laquelle était posée la cage de Hedwig.

"Nous n'allons pas nous encombrer avec tout ça en ce moment !"

remarqua-t-il, et il sortit de nouveau sa baguette. "Je vais les envoyer au terrier où ils nous attendront. Cependant, je voudrais que tu prennes ton manteau d'invisibilité… juste pour le cas ou."

Harry sortit son manteau de la malle avec une certaine difficulté, essayant de cacher à Dumbledore le désordre à l'intérieur. Quand il l'eut finalement retiré d'une poche à l'intérieure d'une veste, Dumbledore fit onduler sa baguette au-dessus, du sac qui disparut ainsi que la cage d'Hedwig.

Dumbledore remua encore sa baguette, et la porte s'ouvrit sur l'obscurité fraîche et brumeuse.

"Et maintenant, Harry, allons dehors dans la nuit et poursuivons que les tentatrices et frivoles aventures."

Chapitre 4 : Horace Slughorn

Malgré le fait qu'il avait passé chaque moment de veille ces derniers jours à espérer vainement la venue de Dumbledore, Harry s'était senti plutôt mal à l'aise de partir avec lui de Privet Drive. Il n'avait jamais eu de conversation avec le directeur en dehors de Poudlard. Il y avait généralement un bureau entre eux. Le souvenir de leur dernier face à face, augmentait l'embarras d'Harry. Il avait crié beaucoup à cette occasion, sans parler des très estimables possessions de Dumbledore qu'il avait cassées .

Dumbledore, cependant, semblait complètement détendu.

"Garde ta baguette magique prête, Harry," dit-il soudain.

"Mais je croyais que je n'avais pas le droit de faire de la magie en dehors de l'école, professeur ?"

"S'il y a une attaque, je te donne la permission d'utiliser quelques sorts de défense ou de malédiction. Cependant, je ne pense pas que tu aies besoin de te soucier d'une attaque, ce soir."

"Pourquoi, professeur?"

"Tu es avec moi !" répondit simplement Dumbledore. " Ça devrait suffire, Harry."

Il s'arrêta brusquement à l'extrémité de Privet Drive.

"Tu n'as pas encore passé tes tests de transplanage ?" demanda-t-il.

"Non," dit Harry. "Je croyais qu'il fallait avoir dix-sept ans ?"

"C'est le cas, en effet" acquiesça Dumbledore. " Tu devras donc me tenir bien fermement. À ma gauche, si ça ne te gêne pas ; — comme tu sais, mon côté droit est un peu fragile à l'heure actuelle."

Harry prit le bras que lui offrait Dumbledore.

"Très bien !" dit Dumbledore. "Bien, allons-y !"

Harry sentit le bras de Dumbledore s'éloigner de lui et s'agrippa plus fort.

Ce qu'il ressentit ensuite, c'est une impression de noir total. Il était compressé très fortement de partout, il ne pouvait pas respirer, il avait l'impression que des bandes de fer étaient enroulées autour de sa poitrine, ses yeux semblaient repoussés à l'intérieur de sa tête ; ses tympans étaient plus profondément enfoncés dans son crâne et alors …

Il aspira à grandes bouffées l'air froid de la nuit et ouvrit ses yeux qui coulaient. Il s'était senti comme si on l'avait comprimé dans un tube en caoutchouc très serré. Il lui fallut quelques secondes avant qu'il ne réalise que Privet Drive avait disparu. Lui et Dumbledore étaient maintenant près de la place d'un village qui semblait abandonné, au centre duquel se dressait un vieux mémorial de guerre entouré de quelques bancs. Son esprit lui revint avec les sens, et Harry réalisa qu'il avait transplané pour la première fois de sa vie.