(зв) Письмо к Государю флигель-адъютанта Чернышева, от 9 (21) апреля 1811 года (Арх. Мин. Иностр. Дел).
(S7) Garden. XIII. 182.
(з8) Jos. Lemcstrc. Correspondance politique. I. 9.
(8t>) Thiers. XII. 515 — 516 et XIII. 60 — 62.
(40) Jos. Lemestre. I. 9.
(41) Thiers. XIII. 67 — 72.
(4a) Письмо графу Румяпцову кпязя Куракина, от 15 (27) апреля 1811 года (Арх. Мин. Иностр. Дел).
(43) Депеша киязя Куракипа, от 3 (15) августа 1811 года.—Thiers.
XIII. 203 — 210.
(44) Отпошепіе графа Румянцова кпязю Куракипу, от 25 сентября ст. ст. 1811 года (Арх. Мни. Иностр. Дел).
Помещено в ііодлшіппке, в конце приложеніи сеп главы.
(45) Письмо графа Румянцова князю Куракину, от 25 сентября ст. ст. 1811 года (Арх. Мнн. Иностр. Дел).
(40) Письмо к графу Гумяицову флигель-адъютанта Чернышева, от 31 декабря 1811 (12 генваря 1812) года (Арх. Мин. Иностр. Дел).
(4Î) Из письма киязя Долгорукова к графу Гумяицову, от 25 декабря 1811 (6 генваря 1812) года (Арх. Мин. Иностр. Дел).
(48) Mémoires de Stedingk. III. 173.
«Tai mis successivement sous les yeux de l’Empereur les différentes dépêchés que Vous m’avez adressées, mon Prince, et notamment celle dans la quelle Vous avez rendu compte de la conversation que S. M. l’Empereur Napoléon a eu avec Votre Excellence au cercle du 15 Août.
Sa Majesté leur a donné une juste attention, et n’y a rien trouvé qui dût La porter à la moindre déviation de Ses principes politiques, ni motiver un changement quelconque dans les ordres qu’Elle Vous avait donné précédemment, ni dans les déterminations qu’Ellc a jugé devoir prendre jusqu’ici. Ferme dans Son alliance avec la France, parce qu’Elle sait apprccier toute l’utilité qui en resuite pour Son Empire comme pour le hicn général, Sa Majesté Impériale n’a d’autre voeu que celui de conserver cette même Alliance et d’écarter
tout ce qui peut en relâcher les liens.
L’Empereur me charge de Vous dir.33, mon Prince, que Vous ne sauriez trop souvent répeter la où Vous êtes, que telle a toujours été la base fondamentale du système politique de Sa Majesté depuis la paix de Tilsit, et que telles seront constamment Ses dispositions à l’égard de la France, tnnt qu’Ellc trouvera une juste réciprocité dans la conduite de cette Puissance. Vous ajouterez, Monsieur l’Ambassadeur, que dans ce moment-ci Sa Majesté ne croit pouvoir donner un témoignage plus irréfragable de la sincérité de Ses sentiments y qu'en Se déclarant de nouveau et comme Elle Га déjà /ai/*), prête à écouter telle proposition que l’Empereur Son Allié voudra Lui faire pour écarter les
objets de discussion qui sont survenus entre les deux Cours, et dont Vous
connaissez si bien, mon Prince, tous les détails. Elle Vous recommande spécialement, Monsieur l’Ambassadeur, de recueillir avec soin et de Lui transmettre sans délai les ouvertures que l’on jugera a propos de Vous faire dans cette vue.
En prenant connaissance de plusieurs de vos dernières dépêchés, mon Prince, notre auguste Souverain a observé avec autant de surprise que de peine, que l’Empereur des Français semble être dans l’opinion que Sa Ma-esté désire la possession de Danzig ou de quelque partie du Duché de Varsovie, et Vous l’a dit. L’Empereur ne saurait Se rendre compte de ce qui a pu donner lieu à une pareille supposition; mais comme elle est absolument dénuée de tout fondement, Sa Majesté Vous prescrit de déclarer, de la manière la plus positive, mon Prince. qu’Elle ne forme aucune vue quelconque sur Danzig, ni sur le Duché de Varsovie et qu’Elle n’a nul désir de les posséder; que satisfaite de rétendue comme de la puissance de l’Empire que la Providence Lui a confié, Sa Majesté Impériale n’ambitionne rien de ce qui appartient à autrui, et qu’Ellc ne songe qu’à conserver le repos et la tranquilité générale, si nécéssaires pour cicatriser les plaies profondes, produites par vingt années de calamités et de souffrance.
L’Empereur me prescrit aussi de Vous faire part, Monsieur l’Ambassadeur, qu’il vient d’ordonner pour cette année un recrutement de 4 hommes’ sur ô0034). Quelque peu faite que soit cette détermination de Sa Majesté pour éveiller l’attention des Puissances étrangères, puisque c’est un usage reçu en Russie de recruter tous les ans l’armée à l’époque actuelle, il se pourrait cependant que la légère augmentation qui a lieu dans le recrutement de cette année-ci comparativement à celui de 1810, prêtât matière aux interprétations de la malveillance.
Pour prévenir et rectifier toute tentation à cet égard, si jamais elle pouvait avoir lieu dans l’endroit de votre résidence, Vous vuudrez bien faire observer, Monsieur l’Ambassadeur, que sous le lègue de l’Imperatriee Catherine, les rccmtemciis annuels s’effectuaient communément sur le pied d’un homme sur cent; que depuis, Empereur régnant a été le premier à modifier quelquefois ce sacrifice que demande à Ses peuples l’entretien de Son année; que cette annéc-ci Sa Majesté ne s’est vue obligée à porter ce nombre de 3 à 4 sur 500 que par la nécessite eibsolue de remplir le déchet consielcrable 35) produit dans Ses armées, autant par l’effet de la guerre qu’Elle continue à soutenir contre les Turcs et les Persans, que par les maladies aux quelles sont exposées Scs troupes sous l’influence maligne de» climats de l’un et l’autre théâtre de ces guerres. Cette legère augmentation a encore etc rendue indispensable par la circonstance que le nombre des soldats qui ont fini kurs années de service et qui des lors, ePaprcs nos rcglemens, retournent dans leurs f6yers^ sc trouve être, par un effet du hasard\ beaucoup plus considérable cette année-ci que dans les années précédentes 36).
Il résulte de tout ceci que le produit du recrutement que Sa Majesté vient d’ordonner, loin de pouvoir servir à augmenter la force effective de Ses armées, ne suffira qu'à peine à remplir le déficit qui s’y trouve et à les reporter au complet 37).
En Vous autorisant, Monsieur l’Ambassadeur, à entrer dans ces explications avec le Ministère français, si les circonstances pouvaient l'exiger, Sa Majesté croit donner à l’Empereur Son allié un témoignage bien convaincant du soin qu’Elle apporte sans cesse a écarter et à prévenir tout ce qui pourrait lui donner le moindre ombrage38).
33
Император Алсксапдр Собстпсшіоручно заменнл означенное курспвом слонами: „Sa Majesté fidèle à ce qu’Ellc a énoncé précédement, ne Sc croyait pas dans le cas de rien proposer, mais était".....
34
ВмЬсто означеннаm курешшм, Собственноручно мршшеано Государсм: «le recrutement habituel».
35
Вііесто означеннаго курсніюме, Собетиенноручно приписано Государем: «s’est vu obligée à porter ci* nombre à 4 sur 500 par la nécéssité absolue de remplir le déchet habituel»...
36
Взгкто означеннаго куреивом, Собственноручно приписано Государсм: «Si le recrutement de l’année dernière a paru en apparence être un peu inférieur à celui-ci. en réalité il ne l’était pas cependant, puisque les gouvernemens qui n’avaient pas fourni la milice, continuaient à fournir leurs arrérages, ce qui pour cette année*ci se trouve fini*.
37
Вместо означеннаго курсивом, Собственноручно приписано Государем: «n’augmente pas la force effective de l’armée, mais sert uniquement a la tenir au complet».
38
Далее в депеше упоминается о нескольких англійских кораолих, нагруженных селитрою, которые пришли вь Иетербург, но были отосланы назад, несмотря на то, что мы тогда нмелп большую нужду в селитре.